Evaluer les risques psychosociaux

L’évaluation des risques psychosociaux

Les Risques Psychosociaux (RPS) font partie intégrante des Risques Professionnels depuis 2015. A ce titre, ils doivent être évalués au même titre que les risques dits « conventionnels ». Notre Cabinet Conseil, grâce à son équipe pluridisciplinaire, composée de psychologues, ingénieurs et sociologues vous apporte un regard extérieur et une méthode d’intervention éprouvée :

  1. Étape de cadrage pour adapter la méthode à votre établissement et non l’inverse
  2. Intégrer le CHSCT dans le processus d’évaluation des risques au travail
  3. Décider des modalités, du référentiel et des indicateurs de l’évaluation
  4. Réaliser le diagnostic des RPS :
    1. Identifier les risques
    2. Mesurer le caractère critique du risque
    3. Intégrer les mesures de prévention existantes
    4. Repérer les ressources permettant de mettre en place les mesures de prévention
  5. Proposer en co-construction, des préconisations en lien avec les enjeux les plus importants
  6. Réaliser une restitution à la direction, aux instances, aux équipes

Pourquoi évaluer les risques psychosociaux ?

En france, 59% des dirigeants déclarent : “mon organisation est concernée par les risques psychosociaux”
Sondage IFOP mené auprès de 501 dirigeants français : DRH, présidents, directeurs généraux, responsables des relations sociales… pour Humanis /Psya – février 2011.

“1 salarié et 2 chefs d’entreprise se suicident chaque jour “

L’évaluation des risques psychosociaux est une question de santé au travail (santé publique) : en atteste les chiffres précédents sur le suicide des dirigeants et des collaborateurs.
Les risques psychosociaux génèrent donc des problèmes de santé et de sécurité au travail avec des conséquences économiques pour l’organisation :

Absentéisme des collaborateurs

Les entreprises françaises ont connu un taux d’absentéisme de 4,55% en 2015. Ce chiffre intègre toutes les tailles d’entreprises en France et correspond à 16,5 jours calendaires d’absence par salarié en moyenne (plus de 2 semaines). Ce chiffre est en augmentation sur la décennie : le taux d’absentéisme était de 4% en 2010.

Stress au travail

Le stress des salariés est à l’origine de 50 à 60% de l’absentéisme au travail en Europe.

Turn-over

Le turn-over englobe les démissions, licenciements et départs en retraite anticipée.

Productivité en berne

L’apparition des risques psychosociaux au travail génère un contexte anxiogène. Cette atmosphère est palpable bien que difficile à quantifier. Toutefois, nous savons que les risques et les événements qui en découlent dégradent la qualité du travail, les relations entre collègues et avec la hiérarchie. Des stratégies de résistance passive sont mises place par les salariés, des erreurs plus importantes sont constatées et l’ensemble de ces éléments affecte la performance de l’entreprise et la satisfaction du client.

Climat social dégradé

Les collaborateurs arrivent au travail « la boule au ventre ». Ils quittent leur poste insatisfaits du travail fourni. Les tensions entre les individus et les services sont palpables. Des conflits naissent. Les travailleurs sont démotivés. Le climat social est dégradé.

Accidents au travail

Les accidents au travail peuvent être graves pour le salarié et ont des répercussions, souvent traumatiques pour le reste du personnel en état de choc. L’absentéisme qui en découle désorganise les équipes et reporte la charge de travail sur les autres collaborateurs, qui eux-mêmes peuvent être en souffrance, en burn-out.

Procès et actions en justice augmentés

En cause : le stress au travail, le harcèlement et les violences qui gangrènent plus facilement les organisations déjà malades. Il a été constaté, dans les collectivités territoriales, une augmentation de la saisine de la commission de réforme pour maladie imputable au service.

Mauvaise image de marque de l’entreprise.

Les salariés sont les premiers ambassadeurs de l’entreprise. Mais quand l’organisation est en crise, les clients et l’entourage des collaborateurs en sont témoins. Généralement, une organisation non opérante génère de l’insatisfaction auprès des clients à cause de la dégradation de la qualité du produit ou du service.

Les risques psychosociaux : de quoi parle-t-on ?

Les risques psychosociaux (RPS) correspondent à des situations de travail où sont présents, combinés ou non :

  • du stress : déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes de son environnement de travail et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face
  • des violences internes commises au sein de l’entreprise par des salariés : harcèlement moral ou sexuel, conflits exacerbés entre des personnes ou entre des équipes
  • des violences externes commises sur des salariés par des personnes externes à l’entreprise (insultes, menaces, agressions…)

Ce sont des risques qui peuvent être induits par l’activité elle-même ou générés par l’organisation et les relations de travail.

L’exposition à ces situations de travail peut avoir des conséquences sur la santé des salariés, notamment en termes de maladies cardio-vasculaires, de troubles musculosquelettiques, de troubles anxio-dépressifs, d’épuisement professionnel, voire de suicide.

Source INRS : lien dynamique : http://www.inrs.fr/risques/psychosociaux/ce-qu-il-faut-retenir.html